Une machine à vapeur surgit des eaux
Saint-Mitre-les-Remparts, Bouches-du-Rhône – On croyait l’étang de Citis figé dans la quiétude de ses eaux saumâtres, fréquentées par les pêcheurs, les promeneurs et les flamants roses. Mais depuis quelques semaines, ce petit coin de Provence attire curieux et passionnés d’histoire industrielle : une machine à vapeur, échouée ou immergée depuis des décennies, y a été mise au jour.
L’engin, rouillé mais reconnaissable, repose à demi dans la vase, ses énormes pistons encore visibles comme les vestiges d’une époque révolue. « On dirait qu’elle s’est endormie là, à la lisière de l’étang », raconte un habitant venu l’admirer. L’objet intrigue autant qu’il fascine : comment une pièce de patrimoine mécanique s’est-elle retrouvée dans ce paysage lagunaire, entre collines de garrigue et horizon marin ?
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| La Provence. |
Les spécialistes locaux évoquent plusieurs hypothèses : un vestige de l’exploitation industrielle du XIXᵉ siècle, une machine abandonnée après un transport raté, ou peut-être le reste d’une activité méconnue liée à la navigation ou à l’extraction de matériaux. Faute d’archives précises, la machine garde pour l’instant ses secrets.
Pour les voyageurs en quête d’authenticité, la découverte ajoute une dimension romanesque à la balade autour de l’étang de Citis. Le site, déjà apprécié pour son atmosphère paisible, devient une sorte de musée à ciel ouvert où la nature et l’histoire se rencontrent. En suivant les sentiers, on passe des reflets argentés de l’eau aux silhouettes de vestiges industriels, comme si la Provence se racontait ici autrement : non plus seulement par ses oliviers et ses cigales, mais aussi par ses témoins silencieux du progrès.
La mairie de Saint-Mitre-les-Remparts envisage désormais de mettre en valeur cette curiosité, sans trahir son mystère. Une chose est sûre : la machine à vapeur de l’étang de Citis vient d’inscrire ce petit territoire discret sur la carte des explorateurs urbains et des voyageurs rêveurs.
: Étang de Citis

