😅 Quand un Cochon a failli déclencher une guerre...

😅😅

🐷Imaginez la scène : nous sommes en 1859. Les tensions entre l'Empire britannique et les jeunes États-Unis sont palpables. On pourrait s'attendre à ce qu'une nouvelle guerre éclate pour des questions de territoire, de taxes ou d'honneur national. Mais non. Tout a commencé par un cochon un peu trop gourmand.

Un potager au cœur du conflit

L'histoire se déroule sur l'île de San Juan, située entre le continent américain et l'île de Vancouver. À l'époque, un traité ambigu laissait l'île sous une "occupation conjointe" : des colons américains et des employés britanniques de la Hudson’s Bay Company y cohabitaient tant bien que mal.

Le 15 juin 1859, Lyman Cutlar, un fermier américain, découvre un gros cochon noir en train de ravager son potager. Excédé, il sort son fusil et abat l'animal.

Le problème ? Le cochon appartenait à un Irlandais, Charles Griffin, employé de la compagnie britannique.

L'escalade... jusqu'à l'absurde

Ce qui aurait dû être une simple querelle de voisinage a dégénéré à une vitesse fulgurante :

  1. Griffin refuse les 10 dollars de dédommagement proposés par Cutlar et exige son arrestation.

  2. Les colons américains appellent l'armée à l'aide pour se protéger des Britanniques.

  3. Le capitaine américain George Pickett (futur général de la Guerre de Sécession) débarque avec 66 soldats.

  4. En réaction, les Britanniques envoient trois navires de guerre.

Des canons face à un groin

Pendant plusieurs semaines, la situation devient surréaliste. On se retrouve avec 461 soldats américains et 14 canons faisant face à 5 navires de guerre britanniques transportant plus de 2 000 hommes. Les ordres étaient clairs des deux côtés : "Ne tirez pas les premiers, mais soyez prêts."

Les soldats des deux camps passaient leurs journées à s'observer et, selon la légende, à échanger des insultes et des blagues d'un navire à l'autre, attendant une étincelle qui ne venait pas.

La voix de la raison

Quand la nouvelle finit par atteindre Londres et Washington (plusieurs mois plus tard, à cause des délais de courrier), les dirigeants réalisent l'absurdité de la situation. Le Premier ministre britannique se serait exclamé qu'il était "incroyable que deux grandes nations entrent en guerre pour un cochon".

Un diplomate fut envoyé sur place pour calmer les esprits. Les deux nations acceptèrent de maintenir une présence symbolique réduite sur l'île jusqu'en 1872, date à laquelle un arbitrage international (rendu par l'Empereur d'Allemagne) attribua définitivement l'île aux États-Unis.

Le bilan final : Un mort (le cochon) et des milliers de dollars dépensés en déploiement militaire.


Ce qu'il faut retenir

La "Guerre du Cochon" est aujourd'hui une leçon d'histoire fascinante sur la diplomatie et l'absurdité de l'escalade militaire. Elle rappelle que parfois, un simple médiateur calme vaut mieux qu'une armée de canons.

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